Technic Aviation n’en finit pas de prendre de l’altitude

Installée à Manosque, cette PME, spécialisée dans la maintenance et la réparation d’hélices, de roues et de freins d’avions avoisine les quarante ans d’existence.



Au risque de sacrifier au jeu de mots facile, le pilote automatique n’existe pas à Technic Aviation. Cette entreprise leader en France et en Europe pour la maintenance et la réparation d’hélices d’avions et de régulateurs, son activité historique (elle a étendu son domaine d’activité à la maintenance et la réparation de roues et de freins d’avions commerciaux il y a une douzaine d’années), approche la quarantaine à grands pas. Et n’a jamais cessé de se développer. Un développement « raisonnable et équilibré », souligne Olivier Marche, président de la société depuis quatre ans. Mais reprenons du début. Nous sommes en 1978, à Sarcelles, dans le Val d’Oise. « Daniel Bobet a créé l’entreprise grâce à un rachat de fonds de commerce de la société SECA, qui fait aujourd’hui partie du groupe Airbus », explique Olivier Marche. A l’époque, l’entreprise compte tout au plus une demi-douzaine de salariés. 


L’international en point de mire

Dix ans plus tard, les locaux situés en région parisienne sont devenus trop exigus. Direction Manosque où est installé l’établissement principal. Principal, car l’histoire francilienne n’est pas finie pour autant. En 1999, Technic Aviation a l’occasion de racheter une petite entreprise également tournée vers la réparation : A.A Decourt, qui se trouve à Toussus-le-Noble, dans les Yvelines. « Cela a permis à l’entreprise de retrouver une activité en région parisienne », commente le président. A l’époque, Technic Aviation est dirigée par Marc Dubois, qui quitte l’entreprise, après 18 ans à sa tête, à l’occasion de son départ en retraite en 2011. Olivier Marche ne laisse pas passer l’opportunité. « Ça correspondait au profil d’entreprise que je recherchais », confie-t-il. Aujourd’hui, la PME travaille pour des compagnies aériennes comme Corsair international, Europe Airpost, Aigle Azur ou encore Air France. « Nous réparons tout type d’hélices, du petit avion d’aéroclub aux hélices d’avions de transport régional. Et pour ce qui est des roues et des freins, cela va de l’ATR au Boeing 747 », indique Olivier Marche. La clientèle est à 99% composée d’entreprises. La société compte 36 salariés, dont une trentaine à Manosque. Signe d’une évolution constante marquée à présent par la volonté, affirme le président, « de se tourner vers l’international ». Et plus particulièrement vers l’Europe du sud et l’Afrique, secteurs « où la concurrence est moins présente qu’en Europe du nord ».


Démarche RSE

Un dynamisme qui se manifeste également dans la structure même de l’entreprise, puisque Technic Aviation s’est lancée dans une démarche RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). Cette démarche repose sur des pratiques d’intégration volontaire des préoccupations sociales et environnementales des entreprises dans leurs activités commerciales et leurs relations partenariales. En d’autres termes, il s’agit pour l’entreprise de prendre en compte les impacts de ses activités, non seulement sur l’environnement, mais aussi sur la vie de l’entreprise et les conditions de travail des salariés. « Cela passe également par une implication dans la vie locale, comme le fait de recevoir des stagiaires ou encore organiser des visites de l’entreprise », précise Olivier Marche. À l’endroit des salariés, cela sa traduit concrètement par des initiatives relatives au package de rémunération, qui inclut, en plus du salaire, la mutuelle, la prévoyance, mais aussi la retraite complémentaire. Une formule plutôt sympathique quand on veut « fidéliser » ses employés. Et il faut croire que c’est efficace. Comme le note Olivier Marche avec un sourire : « Il y a évidemment des départs de temps en temps, mais dans l’ensemble, il semble que les gens sont assez bien chez nous ».


Article et photos : Stéphanie Martin

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