La Pizza de Manosque

De la pizza haut-de-gamme aux saveurs de la Provence. Créée en 1991 à Revest-des-Brousses, avant son installation dans la ZA Saint-Maurice, à Manosque, La Pizza de Manosque a fait bien du chemin en près de 25 ans. En témoigne une créativité qui porte largement ses fruits dans le secteur de l’agro-alimentaire.

Innovation. C'est le mot clé d'une entreprise qui joue à plein la carte de la qualité pour se démarquer d'un marché extrêmement concurrentiel : le marché de la pizza, et qui plus est de la pizza surgelée. Pour preuve, si vous souhaitez consommer une pizza Label Rouge, il n'y aura que La Pizza de Manosque pour vous en proposer.
Réaliser et vendre de la pizza haut-de-gamme, semi-artisanale et cuite au feu de bois dans des supermarchés. Un drôle de pari gagné il y a 8 ans par Philippe Leplomb, qui a racheté l'entreprise à Brossard, dont il était alors le directeur marketing.
Tellement assimilée à sa gamme de pâtisseries, l'image Brossard ne lui semble pas pertinente pour faire des pizzas. « En 2002, j'ai proposé un plan de développement de pizza de Manosque indépendante de la marque Brossard », raconte l'actuel PDG de la société. L'idée n'est pas retenue, mais en 2006, Brossard décide de revendre sa filiale. Une opportunité que Philippe Leplomb ne laissera pas passer puisqu'en 2007, il en devient le nouveau propriétaire. L'occasion, dit-il d'une « remise à plat  », et de la mise en application de son idée initiale. En passant, cela va de soi, par un détour chez ses distributeurs. « Il s'agissait pour nous de faire comprendre à la grande distribution, notre clientèle, qu'il s'agissait d'un nouveau départ ».
Un renouveau qui se traduira par une réappropriation de la marque reposant tout naturellement sur l'exploitation de l'image induite par son lieu de résidence. « Nous avons décidé de proposer des produits dont la base est 100% provençale », explique Philippe Leplomb. Par ailleurs, « nous avons développé une stratégie visant à exploiter la prise de conscience de la grande distribution qu'il fallait arrêter de toujours tirer la qualité des produits vers le bas, et les inciter ainsi à monter en gamme. »


Priorité à l'inédit


Philippe Leplomb concède : « c'est vrai que nos produits coûtent un peu plus cher que la moyenne, mais ils nous permettent de raconter quelque chose à nos clients ». Et si possible quelque chose d'inédit. La fameuse pizza Label Rouge, unique en son genre, en est un exemple. Il y en a d'autres : « Il ne s'agissait pas pour nous de proposer une énième version de la pizza royale, mais d'être les seuls à faire ce que nous proposons. Ainsi, nous faisons de la pizza au chèvre et au miel, ou encore nous proposons des pizzas avec une moitié réalisée selon une recette, et une moitié selon une autre recette, ce qui n'est pas évident à faire. » Les pizzaïolos œuvrant dans leurs camions ne diront pas le contraire...
En fait, indique Philippe Leplomb : « 60% de notre activité repose sur la réalisation de produits qui n'existaient pas avant mon arrivée ». Y compris d'ailleurs en ce qui concerne l'activité de sous-traitance. Comme en témoignent les mini-pizzas de chez Blini. « La Pizza de Manosque représente 70% de notre activité, et les 30% restants sont des marques distributeurs ».
Aujourd'hui, l'entreprise compte plus d'une cinquantaine de salariés, affiche un chiffre d'affaires de plus de 9.5 M€ et se donne pour objectif d'atteindre les 11M€ via l'obtention de nouveaux marchés et, cela va sans dire, la mise en rayon de nouvelles recettes. A commencer par la fameuse pizza royale, en version très revisitée. « Elle sera réalisée à base de champignons frais sur une base crème en lieu et place de la traditionnelle base coulis de tomate », confie-t-il. « On l'a été testée et cela fonctionne vraiment très bien », ajoute-t-il avec une pointe de gourmandise. Cette « Royale blanche » sera en vente à compter de la mi-septembre.
 

Article Stéphanie Martin

CCIT

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