IES Labo

Une activité en pleine croissance. Spécialisés dans la production et la vente de matières premières végétales destinées aux entreprises de cosmétiques, les laboratoires IES montrent une politique d’investissement ambitieuse qui va notamment conduire l’entreprise à doubler sa surface de production d’ici 2022. Entre autres…

Les laboratoires IES ont été créés en 1996 en région parisienne, se limitant dans un premier temps au négoce d’huile de rosier muscat. « Quand le fondateur Pierre Cappanera et son épouse Maria Paz Zuñiga sont arrivés en Provence il y a une quinzaine d’années, ils faisaient un 1M€ de CA environ et ils étaient quatre », indique Olivier Khuu, dirigeant de l’entreprise installée à Oraison, mais rachetée en 2015 par le groupe américain Inolex, et présidée par Philippe Tischhauser, un entrepreneur genévois installé en Suisse.

 

Spécialisés dans la production et la vente de matières premières végétales destinées aux entreprises de cosmétiques, les laboratoires IES commercialisent des huiles végétales et assurent la fabrication de macérats huileux, d’extraits glycérinés et d’eaux florales sur la base d’un catalogue conséquent de 600 plantes pour 180 tonnes de produits fabriqués annuellement. Si l’entreprise a des relations privilégiées avec le Chili, qui lui permettent d’être leader en Europe sur des huiles originaires de ce pays comme l’huile de rosier muscat, l’huile d’aveline ou de chia, les producteurs nationaux et locaux ne sont pas pour autant négligés, loin de là. « Quand je suis arrivé, nous avons fait le choix de passer 124 références en origine France et, dans la mesure du possible, nous travaillons avec des matières premières d’origine Provence – comme le thym, la lavande, la camomille ou encore la fleur de cerisier – et ce sans modifier le tarif de vente, poursuit Olivier Khuu. Nous travaillons par exemple avec un producteur de carottes qui est un producteur local. Idem pour les pommes. Au départ, ce choix a impacté notre marge de manière significative, mais durant la période Covid, cela nous a permis de continuer à travailler alors que nos concurrents étaient à l’arrêt. Cela s’est donc révélé être une stratégie extrêmement payante ».

 

Issu du monde des cosmétiques, Olivier Khuu est arrivé aux laboratoires IES en passant par… le laboratoire Combe d’Ase à Peyruis, dont il a été directeur général. « Les laboratoires IES sont un des fournisseurs du laboratoire Combe d’Ase. Et quand Pierre Cappanera a vendu à Inolex, il m’a proposé de prendre la direction d’IES Labo ». C’était en 2017. L’entreprise faisait alors un chiffre d’affaires d’environ 4,2M€. « Là, nous sommes à 4,8 M€, nous avons embauché quatre personnes, ce qui porte le nombre de salariés de l’entreprise à 18 et nous avons doublé le résultat ». Sur ce dernier point, explique Olivier Khuu, « nous avons simplement revu notre stratégie d’achat de matière première et la taille des lots de fabrication ».

 

IES Labo s’inscrit toutefois dans une importante dynamique de développement qui va conduire à recruter trois ou quatre personnes supplémentaires dans le courant 2022. Pour cause, l’entreprise prévoit de doubler son site de production. « Le chantier, qui représente un coût de 2,5M€ devrait être livré en 2022. Le but est d’augmenter et de diversifier la production selon un nouveau process que l’on a développé depuis trois ans. Cela nous permettra également d’avoir un cadre de travail qui soit à l’image du marché de la cosmétique ». Et surtout, pointe le directeur d’IES Labo, « il s’agit de se mettre en conformité avec les normes réglementaires, en particulier au regard des contraintes sanitaires liées au Covid-19. Jusqu’à la fin du chantier, nous aurons encore 50% des personnels de bureau qui seront en télétravail ».

 

Une politique d’investissement qui est appliquée à toutes les échelles de l’entreprise, y compris au bénéfice des personnels qui ont vu leurs salaires revalorisés. « L’ancienneté moyenne de nos salariés est de 7 ans et demi, mais les plus anciens ont jusqu’à 23 ans d’ancienneté et nous tenons tout à la fois à notre équipe et à la mémoire de l’entreprise », poursuit Olivier Khuu. Faut-il alors préciser que l’entreprise est également dans une démarche RSE ? Une personne a d’ailleurs été recrutée durant la période Covid pour formaliser une démarche qui, de fait, était déjà en place. « Pour donner un exemple, on refroidit nos distillations en circuit fermé, ce qui nous a permis de gagner 2000 euros en eau. Dans la démarche entrepreneuriale, Pierre avait très bien amorcé les choses. Chez IES, nous avons la mutuelle prise en charge à 100%, une retraite complémentaire pour tout le monde, un plan d’épargne entreprise abondé au maximum légal par la société, un plan prévoyance. Nous avons investi dans du matériel ergonomique. Par habitude, je fais les ponts parce que je considère que ça ne sert à rien de travailler un 24 décembre jusqu’à midi. Du coup, au mois de mai, on les fait tous… ». Et la liste n’est pas exhaustive. Si cette démarche a nécessairement un coût, au bout du compte, constate Olivier Khuu, « on s’y retrouve en énergie et en volonté ».

 

Article et photos : Stéphanie Martin

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