Faire le « grand saut » dans le monde de l’économie numérique
Ne pas figurer sur un annuaire téléphonique il
y a quelques années, était une erreur stratégique
pour une entreprise, aujourd’hui l’erreur est de
négliger sa présence sur internet.
Mais la présence sur Internet ne signifie pas obligatoirement
de proposer une boutique en ligne, ni de diffuser son propre
site. L’intérêt, les objectifs du site Internet
doivent s’intégrer et se réfléchir
dans la stratégie commerciale globale de l’entreprise.
(Le volet Internet peut se limiter à une simple vitrine
en ligne, un formulaire de contact, un catalogue en ligne sans
commande possible, la diffusion de renseignements techniques,
un service aux clients, etc.).
C’est justement à la vente par Internet que cet
article se consacre !
Ebay le n°1 de la vente aux enchères www.ebay.fr
(même s’il permet au particulier de vendre), propose
des solutions pour professionnel, permettant de mettre des
produits en vente sans créer de site Internet propre à l’entreprise.
L’utilisation de tels sites proposant ces services est
satisfaisant si le chiffre d’affaire généré n’est
pas conséquent. En effet le site Internet demande des
frais à l’insertion de chaque objet (c’est
le cas pour ebay) et éventuellement un pourcentage sur
le montant de la transaction. Un gros chiffre d’affaire
rentabilisera la création de sa propre boutique en ligne.
Dans cette situation il faudra obligatoirement se poser la
question du mode de paiement proposé à ses clients.
Différents modes de paiements
Lorsqu’un client effectue une commande via Internet
le mode de règlement traditionnel reste valable (virement
bancaire, chèque, mandat poste, règlement à la
boutique au cas où l’acheteur retire sa commande
sur place). Mais la plus part des acheteurs sur Internet désirent
raccourcir les délais au maximum. Un paiement par chèque
retarderait l’envoi de la commande de quelques jours
(la marchandise ne part généralement pas avant
l’encaissement du chèque). Il optera alors pour
un règlement par carte bleue, voyons les solutions les
plus répandues :
a. Les Banques : Le TPE Virtuel
Coût :
Droit d’entrée (1 fois)
Droit d’utilisation du TPE virtuel (mensuel)
Coût et/ou pourcentage par opération (similaire
TPE classique)
Frais d’installation par une société de
service spécialisé (1fois)
(« Dialogue» entre banque et site Internet à automatiser)
Il s’agit de la solution la plus rassurante pour l’acheteur
français et techniquement très fiable (plus que
l’utilisation d’un Tpe dans une boutique). Vous
devez contractualiser avec votre banque (aujourd’hui
chaque banque devrait proposer un service de paiement par Internet).
Le principe :
Sur votre site Internet l’acheteur rempli son panier
virtuel en y ajoutant ses articles (il édite en fait
ainsi lui-même le bon de commande). Au moment de valider
la commande lorsqu’il a choisi le mode de paiement par
carte bleue, il est dirigé vers le site sécurisé de
la banque et on utilise le TPE Virtuel de votre banque.
Votre site Internet envoi les renseignements nécessaire
au paiement (identification du vendeur, montant de la transaction,
etc.). L’acheteur doit alors fournir un certain nombre
de renseignements (n° de carte bleue, date de validité,
JAMAIS son code secret). Une fois ces informations transmises,
la banque procède aux mêmes vérifications
que lors de l’utilisation d’un Tpe lisant les cartes
bleues dans votre établissement. En cas de rejet de
la transaction votre site Internet en est informé et
l’action que vous avez prévue en conséquence
est effectuée (annulation, deuxième essai, proposition
d’un autre mode de paiement, etc.)
Il s’agit de la solution idéale pour une boutique
recevant des commandes en masses. Cette solution est cependant
lourde à mettre en place (automatisation des actions,
anticipation des refus de paiement etc.) et demande d’amortir
un coût fixe d‘installation et d’un droit
mensuel.
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b. Solution alternatives : Système Paypal
Coût :
Droit d’entrée : 0 €
Droit d’utilisation : 0€
Coût et/ou pourcentage sur chaque opération : + élevé que
Tpe Virtuel
Installation : Simple, faisable avec quelques compétences techniques
Il s’agit d’une solution très simple à mettre
en œuvre. Aucun coût fixe à amortir (Quand on ne vend
rien, on ne paye rien). C’est une solution connue et reconnue par
le grand public dans 55 pays avec 100 millions de compte (en février
2006).
(Quel réseau bancaire peut se targuer d’un tel résultat
?)
Le principe :
Vous gérez vous-même votre panier de la même manière
que la solution ci-dessus, ou Paypal peut se charger de gérer votre
panier.
Comme pour le TPE virtuel du système bancaire au moment de basculer
sur le paiement on arrive sur le site sécurisé de Paypal. Le
montant du paiement est alors crédité sur votre compte Paypal
(que vous aurez ouvert au préalable). Vous pourrez alors effectuer le
virement vers votre banque traditionnelle ou utiliser ce compte pour acheter
en ligne avec Paypal.
Cette solution est idéale pour les sociétés souhaitant
utiliser un site marchand en complément de leur activité traditionnelle,
ou souhaitant faire ses 1er pas dans la vente en ligne. Surtout si la clientèle
est internationale !
c. Récolte du n° de Carte Bleue
Coût :
Droit d’entrée : Aucun
Droit d’utilisation : Aucun
Coût et/ou pourcentage sur chaque opération : Aucun
Installation : Simple, faisable avec quelques compétences techniques
(création d’un formulaire), demande une sécurisation des échanges
(Il est fortement conseiller d’acquérir un certificat SSL permettant
de sécuriser les échanges, c'est-à-dire éviter
qu’un pirate, qui intercepte les données, soit capable de les
exploiter).
Il s’agit d’une solution très peu utilisée.
Laisseriez-vous sur Internet votre numéro de carte bleue sans réellement
connaître la marque ou l’entreprise qui se cache derrière
le site Internet ?
Seuls des marques de grande notoriété peuvent se le permettre.
Seule situation pour laquelle cette solution sera intéressante pour
une entreprise n’ayant pas de renommée internationale, elle celle
de travailler avec des clients habitués se trouvant à distance.
L’acheteur peut s’inquiéter de la conservation de son numéro
de carte bleue qui pourrait s’utiliser frauduleusement pour d’autres
opérations ou qui pourrait être intercepté par un pirate
informatique pour utilisation frauduleuse.
Le principe :
Par un formulaire sur le site Internet l’acheteur saisi son numéro
de carte bleue et sa date de validité. En utilisant votre TPE dans votre
boutique vous pouvez effectuer le paiement en utilisant la fonction de votre
Tpe dédié à cette opération.
La récolte et le traitement par un vendeur du n° de CB de l’acheteur
est soumis à une déclaration à la Commission Nationale
Informatique et Liberté (CNIL) et soumise à plusieurs règles
d. Solution de micro paiement
Les solutions existantes sont diverses et variés nous n’y entrerons
pas dans le détail. Mais nous pouvons citer les solutions de micro paiement
par Sms+ (avec le téléphone mobile), le payement type w-Ha (avec
le fournisseur d’accès Internet) ou le payement en appelant un
numéro de téléphone surtaxé. Avec la même
caractéristique, un intermédiaire encaisse le paiement et vous
reverse une partie du montant.
A retenir
Ne pas oublier que le choix de la vente en ligne implique quasiment dans
tous les cas, l’expédition de la marchandise. Il faut donc
l’organiser et intégrer le coût de préparation
des envois et des frais de port.
Vos acheteurs pourront être domiciliés en dehors de la l’hexagone.
Que faire de la TVA, faut il prévoir des droits de douane, les douanes
accepteront elles les produits (exemple : produits alimentaires)
Enfin lorsque votre boutique en ligne est créée comment les acheteurs
potentiels vont-ils la connaître ?
La CCI vous accompagne
Une réunion d’information en partenariat
avec la banque populaire intitulée « Vendre sur Internet : Le
paiement en ligne » se déroulera le 20 novembre 2006 à l’antenne
de la CCI à Manosque. Inscription possible sur le site Internet www.digne.cci.fr
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