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Enjeux 04 - Numéro 71 | Commerce électronique
 

Vendre sur Internet : Le paiement

 

2,8 milliards d’euros, tel est le chiffre d’affaire réalisé par les entreprises Françaises via Internet pendant le seul 1er trimestre 2006 , en progression de 43% par rapport au 1er trimestre 2005. Et la progression de l’année 2005 fut déjà exceptionnelle ! Quelle est la part de votre entreprise dans ce chiffre d’affaire ? C’est la vente aux professionnels (B2B) qui montre la plus forte hausse (44% par rapport au 1er trimestre 2005).Le secteur du tourisme se montre le plus développé dans le commerce électronique, il remporte plus de la moitié de la part du gâteau !


Faire le « grand saut » dans le monde de l’économie numérique

Ne pas figurer sur un annuaire téléphonique il y a quelques années, était une erreur stratégique pour une entreprise, aujourd’hui l’erreur est de négliger sa présence sur internet.
Mais la présence sur Internet ne signifie pas obligatoirement de proposer une boutique en ligne, ni de diffuser son propre site. L’intérêt, les objectifs du site Internet doivent s’intégrer et se réfléchir dans la stratégie commerciale globale de l’entreprise. (Le volet Internet peut se limiter à une simple vitrine en ligne, un formulaire de contact, un catalogue en ligne sans commande possible, la diffusion de renseignements techniques, un service aux clients, etc.).
C’est justement à la vente par Internet que cet article se consacre !

Ebay le n°1 de la vente aux enchères www.ebay.fr (même s’il permet au particulier de vendre), propose des solutions pour professionnel, permettant de mettre des produits en vente sans créer de site Internet propre à l’entreprise.
L’utilisation de tels sites proposant ces services est satisfaisant si le chiffre d’affaire généré n’est pas conséquent. En effet le site Internet demande des frais à l’insertion de chaque objet (c’est le cas pour ebay) et éventuellement un pourcentage sur le montant de la transaction. Un gros chiffre d’affaire rentabilisera la création de sa propre boutique en ligne. Dans cette situation il faudra obligatoirement se poser la question du mode de paiement proposé à ses clients.

Différents modes de paiements

Lorsqu’un client effectue une commande via Internet le mode de règlement traditionnel reste valable (virement bancaire, chèque, mandat poste, règlement à la boutique au cas où l’acheteur retire sa commande sur place). Mais la plus part des acheteurs sur Internet désirent raccourcir les délais au maximum. Un paiement par chèque retarderait l’envoi de la commande de quelques jours (la marchandise ne part généralement pas avant l’encaissement du chèque). Il optera alors pour un règlement par carte bleue, voyons les solutions les plus répandues :

a. Les Banques : Le TPE Virtuel
Coût :
Droit d’entrée (1 fois)
Droit d’utilisation du TPE virtuel (mensuel)
Coût et/ou pourcentage par opération (similaire TPE classique)
Frais d’installation par une société de service spécialisé (1fois)
(« Dialogue» entre banque et site Internet à automatiser)

Il s’agit de la solution la plus rassurante pour l’acheteur français et techniquement très fiable (plus que l’utilisation d’un Tpe dans une boutique). Vous devez contractualiser avec votre banque (aujourd’hui chaque banque devrait proposer un service de paiement par Internet).


Le principe :
Sur votre site Internet l’acheteur rempli son panier virtuel en y ajoutant ses articles (il édite en fait ainsi lui-même le bon de commande). Au moment de valider la commande lorsqu’il a choisi le mode de paiement par carte bleue, il est dirigé vers le site sécurisé de la banque et on utilise le TPE Virtuel de votre banque.
Votre site Internet envoi les renseignements nécessaire au paiement (identification du vendeur, montant de la transaction, etc.). L’acheteur doit alors fournir un certain nombre de renseignements (n° de carte bleue, date de validité, JAMAIS son code secret). Une fois ces informations transmises, la banque procède aux mêmes vérifications que lors de l’utilisation d’un Tpe lisant les cartes bleues dans votre établissement. En cas de rejet de la transaction votre site Internet en est informé et l’action que vous avez prévue en conséquence est effectuée (annulation, deuxième essai, proposition d’un autre mode de paiement, etc.)

Il s’agit de la solution idéale pour une boutique recevant des commandes en masses. Cette solution est cependant lourde à mettre en place (automatisation des actions, anticipation des refus de paiement etc.) et demande d’amortir un coût fixe d‘installation et d’un droit mensuel.


 

b. Solution alternatives : Système Paypal
Coût :
Droit d’entrée : 0 €
Droit d’utilisation : 0€
Coût et/ou pourcentage sur chaque opération : + élevé que Tpe Virtuel
Installation : Simple, faisable avec quelques compétences techniques

Il s’agit d’une solution très simple à mettre en œuvre. Aucun coût fixe à amortir (Quand on ne vend rien, on ne paye rien). C’est une solution connue et reconnue par le grand public dans 55 pays avec 100 millions de compte (en février 2006).
(Quel réseau bancaire peut se targuer d’un tel résultat ?)

Le principe :
Vous gérez vous-même votre panier de la même manière que la solution ci-dessus, ou Paypal peut se charger de gérer votre panier.
Comme pour le TPE virtuel du système bancaire au moment de basculer sur le paiement on arrive sur le site sécurisé de Paypal. Le montant du paiement est alors crédité sur votre compte Paypal (que vous aurez ouvert au préalable). Vous pourrez alors effectuer le virement vers votre banque traditionnelle ou utiliser ce compte pour acheter en ligne avec Paypal.

Cette solution est idéale pour les sociétés souhaitant utiliser un site marchand en complément de leur activité traditionnelle, ou souhaitant faire ses 1er pas dans la vente en ligne. Surtout si la clientèle est internationale !

c. Récolte du n° de Carte Bleue
Coût :
Droit d’entrée : Aucun
Droit d’utilisation : Aucun
Coût et/ou pourcentage sur chaque opération : Aucun
Installation : Simple, faisable avec quelques compétences techniques (création d’un formulaire), demande une sécurisation des échanges (Il est fortement conseiller d’acquérir un certificat SSL permettant de sécuriser les échanges, c'est-à-dire éviter qu’un pirate, qui intercepte les données, soit capable de les exploiter).

Il s’agit d’une solution très peu utilisée. Laisseriez-vous sur Internet votre numéro de carte bleue sans réellement connaître la marque ou l’entreprise qui se cache derrière le site Internet ?
Seuls des marques de grande notoriété peuvent se le permettre. Seule situation pour laquelle cette solution sera intéressante pour une entreprise n’ayant pas de renommée internationale, elle celle de travailler avec des clients habitués se trouvant à distance. L’acheteur peut s’inquiéter de la conservation de son numéro de carte bleue qui pourrait s’utiliser frauduleusement pour d’autres opérations ou qui pourrait être intercepté par un pirate informatique pour utilisation frauduleuse.

Le principe :
Par un formulaire sur le site Internet l’acheteur saisi son numéro de carte bleue et sa date de validité. En utilisant votre TPE dans votre boutique vous pouvez effectuer le paiement en utilisant la fonction de votre Tpe dédié à cette opération.

La récolte et le traitement par un vendeur du n° de CB de l’acheteur est soumis à une déclaration à la Commission Nationale Informatique et Liberté (CNIL) et soumise à plusieurs règles

d. Solution de micro paiement
Les solutions existantes sont diverses et variés nous n’y entrerons pas dans le détail. Mais nous pouvons citer les solutions de micro paiement par Sms+ (avec le téléphone mobile), le payement type w-Ha (avec le fournisseur d’accès Internet) ou le payement en appelant un numéro de téléphone surtaxé. Avec la même caractéristique, un intermédiaire encaisse le paiement et vous reverse une partie du montant.

A retenir

Ne pas oublier que le choix de la vente en ligne implique quasiment dans tous les cas, l’expédition de la marchandise. Il faut donc l’organiser et intégrer le coût de préparation des envois et des frais de port.
Vos acheteurs pourront être domiciliés en dehors de la l’hexagone. Que faire de la TVA, faut il prévoir des droits de douane, les douanes accepteront elles les produits (exemple : produits alimentaires)
Enfin lorsque votre boutique en ligne est créée comment les acheteurs potentiels vont-ils la connaître ?


La CCI vous accompagne

Une réunion d’information en partenariat avec la banque populaire intitulée « Vendre sur Internet : Le paiement en ligne » se déroulera le 20 novembre 2006 à l’antenne de la CCI à Manosque. Inscription possible sur le site Internet www.digne.cci.fr

 


 

 


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