Gestion des risques et des assurances
Le souci
majeur de tout chef d'entreprise est d'assurer la pérennité de
son entreprise. Depuis quelques années, nous avons malheureusement
assisté à la naissance de risques émergeants
tels que les catastrophes naturelles de grande ampleur, (tempêtes
en décembre 1999, inondations dans le sud-est de la France,
les actes de terrorisme de New York, Madrid, les catastrophes technologiques
telles que AZF, etc.)
L’ensemble de ces facteurs conjugués à une baisse
des marchés financiers ont contraint les compagnies d’assurances à majorer
fortement le niveau des cotisations dans le but de reconstituer leurs
provisions techniques fortement malmenées par une succession
inhabituelle d’évènements catastrophiques.
La garantie de la pérennité de l’entreprise en
cas de sinistre est donc devenue, au fil des années, de plus
en plus coûteuse pour le chef d'entreprise qui doit s’assurer
pour l’ensemble de ces risques.
Quelle réflexion avoir aujourd’hui par rapport à cette
situation ?
Il arrive malheureusement, lors de la survenance d’un sinistre,
qu’un chef d’entreprise constate qu’il est insuffisamment
assuré, que les capitaux de son contrat ne sont pas à jour,
ou encore que son activité ayant évolué à travers
le temps, ses garanties ne sont plus adaptées.
Dans ces cas-là, le réveil peut être très
douloureux…
Par construction, un contrat d’assurance est établi
en fonction d’une situation donnée, à savoir
celle qui caractérise l’entreprise lorsqu’elle
s’engage contractuellement.
Mais l’activité d’une entreprise peut évoluer
très vite, à court terme : extension de surface, augmentation
du stock, progression du chiffre d’affaires sont autant de
données fondamentales qui doivent être portées à la
connaissance de son agent général d’assurance
de façon à ce que celui-ci, en sa qualité de
partenaire économique, effectue les mises à jour nécessaires
dans le contrat d’assurance.
Ces précautions nécessaires permettront d’avoir
un contrat d’assurance correspondant à la situation
actualisée de l’entreprise. Mais qu’en est-il
de la maîtrise du coût de l’ensemble des garanties
?
Une méthode peut permettre la maîtrise du budget "Assurance"
et être
développée dans le cadre d’une rencontre avec
son assureur. Il convient en cette circonstance, de procéder à une
analyse des risques pouvant mettre en péril l'activité de
l'entreprise en l’occurrence :
• identifier et mesurer l'impact d'un évènement
aléatoire
ainsi que les risques pour l'entreprise dans son ensemble,
• définir, parmi ces évènements,
quels sont ceux qui sont de nature à compromettre irréversiblement
l’activité de l’entreprise.
Seuls certains événements
très graves peuvent
menacer la survie d’une entreprise. Il est donc capital
de déterminer quels sont les risques qu’une entreprise
peut supporter seule et de les évaluer.
L’assuré a besoin de son assureur auquel il doit céder
une partie des risques que son entreprise n’est pas en mesure
de supporter financièrement. Toutefois, il peut parallèlement
déterminer ceux qu’il entend assumer en tout ou partie, à partir
de quel seuil de cession.
En conservant à sa charge une fraction de risque qui peut être
compensée, par exemple, par une meilleure prévention
et une réflexion en termes d’organisation au sein de
l’entreprise, l’assuré pourra, sur cette base,
entamer une négociation avec son agent général
d’assurance sur les conditions de prix de ses garanties (cession
de risques) et mettre à profit l’étude critique
qui aura été préalablement réalisée
avec lui.
Il en découle qu’il est impératif d’entreprendre,
avec son agent d’assurance, cette démarche d'audit des
risques de l'entreprise. Il est également indispensable de
l’informer régulièrement des évolutions
avérées ou prévisionnelles de son activité.
L'agent
général d'assurance doit être sollicité et
impliqué lors de la recherche de solutions alternatives ou
d'amélioration de la prévention. Il ne doit pas seulement être
considéré comme un distributeur de service mais comme
un partenaire de l'entreprise directement concerné par l'évolution
de l'activité de son client, en raison notamment de son devoir
de conseil.
Christophe Barrière, Agent d’assurance Generali.