La Boîte à biscuits 10 ans de passion !

Créée à Champtercier en 2007, la Boîte à biscuits vient tout juste de fêter ses dix ans. Un anniversaire qui marque l’ascension d’une petite entreprise devenue dignoise quelques années plus tard, pour pouvoir répondre à la demande.

Karine Giraud nous montre une tablette de chocolat. L’emballage au design sobre vert et noir a comme un parfum de bout du monde. Ce chocolat à déguster est le dernier né de Karine et Lionel Giraud, gérants de la désormais bien connue Boîte à biscuits. Un produit que le frère et la sœur ont voulu exclusif pour marquer le dixième anniversaire de la petite entreprise. « Nous avons nous-mêmes choisi les fèves, qui viennent du Mexique et du Venezuela. On voulait quelque chose qui soit fruité et relevé en cacao, sans être amer ». Après une journée de tests, Yoka était né, dont le nom aux accents exotiques est en fait composé de la première syllabe des prénoms de ses créateurs.
 
Créée à Champtercier en 2007, la Boîte à biscuits n’était a priori pas destinée au parcours qu’on lui connaît aujourd’hui. D’abord, parce qu’il n’était initialement pas question de s’adresser à des particuliers. « Nous souhaitions réaliser des tartes des Alpes que nous destinions aux professionnels  ». Ensuite, parce que l’initiative suscitait un peu d’incrédulité chez les esprits chagrins. « Ce qui nous a aidés, c’est qu’on travaillait douze heures par jour et qu’on n’avait pas le temps d’écouter ce qu’on nous disait », raconte Karine. Et puis, les opportunités ont fait le reste.
Lorsqu’ils apprennent qu’elle est en vente, le frère et la sœur décident de reprendre la chocolaterie de Champtercier, alors dotée d’un petit magasin. « Le maire voulait absolument garder le magasin ouvert ». Plus question dès lors de ne s’adresser qu’aux professionnels et Lionel commence à faire des biscuits. Puis, l’hiver pointe son nez. « Au premier froid, la clientèle a commencé à nous réclamer du chocolat. On n’en avait jamais fait, mais on s’y est mis », raconte Karine. Puis, la toute jeune entreprise ouvre ses portes à la clientèle. « La CCI organisait des visites d’entreprises. C’est ce qui nous a mis le pied à l’étrier ». Pendant quatre ans, ils organisent des week-ends à l’occasion desquels ils ouvrent les portes de la fabrique au grand public. Quasiment ingérable. « On recevait jusqu’à 1200 personnes ». Depuis trois ans, c’est donc une « Semaine du chocolat » que l’entreprise organise annuellement. 
 
Il y a quatre ans, tout en gardant la fabrique à Champtercier, ils ouvrent un magasin à Digne, dans la zone Saint-Christophe. Un ultime déménagement est effectué il y a un an et demi pour tout regrouper en un même lieu, également agrémenté d’un salon de thé. Et le succès ne se dément pas. « Nous sommes huit à y travailler à l’année et nous embauchons trois saisonniers pour la période de septembre à janvier », précise Karine Giraud. La petite entreprise ne l’est déjà plus tout à fait et compte, outre les pâtes à tartiner, pâtes de fruits, guimauves et autres meringues, 10 variétés de biscuits et cinq ou six familles de chocolat. Mais dans les rayons, on trouve toujours de la tarte des Alpes.
 
Texte et photo : Stéphanie Martin
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