L’antiquité, un modèle de modernité

Appartenant depuis 70 ans à la Chaîne thermale du Soleil, les thermes de Gréoux-les-Bains accueillent chaque année plus de 35000 curistes dans un lieu dédié à la thérapie, mais aussi au bien-être.

Coincée Une fois qu’on est sorti du parking, immense, c’est verdure, fontaine et sculptures pour une ambiance « jardin à la française » qui donne envie de respirer un grand coup. Le tout agrémenté d’une tonalité antique qui atteindra son paroxysme une fois franchies les portes de l’établissement. Pour cause, explique Lucien Maurin, le directeur des thermes de Gréoux-les-Bains, « le gisement remonte à l’époque gallo-romaine ». C’est dire que la reconnaissance des bienfaits de l’eau thermale ne date pas d’hier. A ceci près qu’aujourd’hui, ces bienfaits désormais étayés sur un grand nombre d’études scientifiques permettent aux curistes de bénéficier d’une prise en charge par leur assurance maladie à hauteur de 65% du coût d’une cure conventionnée pour le traitement, pour le cas de l’établissement de Gréoux, des rhumatismes et des pathologies des voies respiratoires.
 
Les soins reposent en fait essentiellement sur l’exploitation des propriétés sulfuro-calciques des eaux, puisées à 1200 mètres de profondeur via un forage situé à 3km du site. L’eau sera ensuite acheminée vers l’ensemble des espaces que comptent ces thermes troglodytes, à savoir les piscines, douches et baignoires dont bénéficient chaque année un peu plus de 35000 curistes au service desquels sont mis quelque 320 salariés, des hydrothérapeutes aux infirmiers, en passant par les kinésithérapeutes et autres personnels administratifs, d’accueil et d’entretien également dévolus à la gestion de l’hébergement. La chaîne possède sur le site deux hôtels et trois résidences. L’ensemble des activités génère un chiffre d’affaires annuel de 30 millions d’euros.
 
« C’est l’avènement des prises en charge de l’assurance maladie qui a amené le thermalisme à rencontrer la population. Et à Gréoux, c’est aussi l’avènement d’un territoire et la richesse d’un climat qui favorise la prise en charge globale. Le thermalisme s’est adapté à la société et à une population qui a besoin de trouver des conditions de traitement de leurs pathologies, mais aussi des prestations qui jouent un rôle de santé publique », commente Lucien Maurin. 
 
Et la Chaîne thermale du Soleil n’entend pas s’arrêter là, et met les moyens pour garantir la qualité desdites prestations. « Il est nécessaire de faire évoluer le matériel et un budget de 3 à 5 millions d’euros est consacré chaque année au maintien en état de l’outil pour répondre de manière optimale aux attentes des curistes ». Par ailleurs, « nous avons un projet de construction d’un nouvel hôtel-résidence avec un niveau de gamme supérieur », ajoute le directeur.
 
Des prestations également pensées pour répondre aux attentes d’une population également demandeuse d’autonomie. « Aujourd’hui, on veut être unique, avec une approche personnalisée, avoir les clés pour intervenir sur sa santé. On n’est plus dans une démarche passive, de sorte que la démarche pédagogique va de pair avec le soin ». 
 
Au programme de ces cures, d’une durée de 18 jours, douches, massages, exercices en piscine, bains hydromassants, bains de boue... « En parallèle, on peut compléter les soins par des prestations annexes : diététique, reprise à l’effort, psychologique ». De plus, « un dispositif de réhabilitation post-cancer du sein, qui est déjà en place, devrait bénéficier d’une prise en charge expérimentale à partir de 2019 », souligne le directeur.
 
Un établissement à visée médicale, donc, mais pas que. En témoignent les formules « bien-être » également proposées, sous forme de modelages et autres soins esthétiques dispensées par un personnel qualifié. « Désormais, la valorisation du bien-être est plus importante qu’elle ne l’était autrefois et nous avons la possibilité d’ouvrir les locaux au bien-être sans forcément en passer par un séjour de trois semaines », précise le directeur des thermes. A noter là encore des évolutions en perspective. « Nous étudions également la création d’une piscine à visée plus ludique, intégrée à un espace plus performant en termes d’accès ». Autrement dit, à suivre.
 
Article et photos : Stéphanie Martin
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