Conjoncture des entreprises des Alpes-de-Haute-Provence : 1er semestre 2015

Réalisée sur la base d’une enquête auprès des entreprises des Alpes-de-Haute-Provence, cette étude de l’activité, en fournissant une radiographie précise et factuelle du tissu économique départemental est un instrument essentiel d’aide à la décision pour tous les acteurs de notre territoire.

Cette étude présente pour l’ensemble du département ainsi que détaillé par secteurs d’activités, tailles d’entreprises et volumes de chiffres d’affaires :

 
- Une analyse synthétique de la conjoncture économique du 2e semestre 2014,
- Les taux de croissance entre le 2e semestre 2013 et le 2e semestre 2014 des chiffres d’affaires et des effectifs permanents,
- L’état des carnets de commandes au 1er semestre 2015,
- Les prévisions d'évolution des chiffres d'affaires et effectifs au 1er semestre 2015,
- Les prévisions d’investissements,
- Les points de satisfaction et de préoccupation exprimés par les chefs d’entreprises interrogés,
- Des commentaires mettant en avant de manière synthétique les points clés.
 
 
 
 

Les principaux enseignements de l’étude

Une activité en repli en 2014, des prévisions peu optimistes pour 2015

Conformément aux précédentes prévisions, les chiffres d’affaires des entreprises des Alpes-de-Haute-Provence se sont significativement repliés en 2014 : après une première contraction au cours des six premiers mois, le deuxième semestre est également orienté à la baisse (- 1,5 % en moyenne). L’activité est restée stable pour les très petites entreprises et les plus grandes, alors que le chiffre d’affaires des entreprises intermédiaires, de 10 à 49 salariés, se contracte de 5,5 % en moyenne au cours des six derniers mois de 2014. Même si les perspectives pour l’activité au 1er semestre 2015 s’améliorent par rapport à celles du 2e semestre 2014, plus d’un tiers des chefs d’entreprises prévoient une diminution de leurs chiffres d’affaires sur la première partie de l’année. L’indicateur de prévision des chiffres reste négatif et significativement en deçà de sa moyenne de longue période.

L’emploi s’est contracté en 2014

En lien avec le repli de l’activité départementale, l’emploi permanent (CDI et CDD, hors intérim) des entreprises des Alpes-de-Haute-Provence diminue de 2 % en moyenne au 2e semestre 2014 après un premier décrochage (- 0,5 %) au cours du premier semestre. Toutes les tailles d’entreprises sont concernées, bien que la baisse de l’emploi soit un peu plus marquée pour les plus grandes (entreprises de 50 salariés et plus). L’emploi se replie significativement dans les secteurs de l’industrie, du commerce de détail et des services hors hébergement et restauration.

Érosion des marges, dégradation des trésoreries et investissements en berne

L’indicateur de perception des marges des entreprises se dégrade de 7 points entre le 2e semestre 2013 et le 2e semestre 2014. Plus de quatre chefs d’entreprises sur dix font état de la diminution de leurs marges, alors que seulement un sur dix indique une amélioration de ces dernières. Les trésoreries des entreprises provençales-alpines restent très dégradées mais les perspectives pour le 1er semestre 2015 s’améliorent sensiblement. Seulement 16 % des professionnels interrogés indiquent une progression des investissements dans leur entreprise au 2e semestre 2014 contre 43 % qui font état d’un investissement en baisse. Sur l’ensemble de l’année 2014, la moitié des entreprises ont investi (deux tiers des établissements de 10 salariés et plus), principalement pour répondre à des évolutions technologiques ou à l’obsolescence d’équipements.

L’industrie en manque de dynamisme au 2e semestre 2014

Secteur d’activité traditionnellement dynamique dans le département, l’industrie est particulièrement atone au 2e semestre 2014. Après une première partie de l’année bien orientée, les chiffres d’affaires du secteur ne progressent que de 0,5 % en moyenne entre le 3e trimestre (- 0,5 %) et le 4e trimestre (+ 1,5 %). L’activité industrielle a été très sensible à la taille de l’entreprise : alors que les plus grandes unités (50 salariés et plus) continuent de bénéficier de développements favorables (+ 3,5 %), les entreprises de 10 à 49 salariés sont en difficulté (- 1,5 %) et les plus petites entreprises, dont l’effectif est inférieur à 10 salariés, connaissent un fort repli de leur activité (- 4,5 % en moyenne).

Le secteur du BTP sous tension, pas d’amélioration prévue pour 2015

L’activité du bâtiment et des travaux publics continue de se dégrader en 2014 : les chiffres d’affaires des entreprises du secteur se contractent de 10 % au 2e semestre 2014 par rapport au 2e semestre 2013. Le repli de l’activité est particulièrement marqué pour les entreprises de 10 à 49 salariés qui voient leur chiffre d’affaires baisser en moyenne de plus de 15 % sur la période.

Une activité dégradée dans le commerce, de meilleures perspectives pour 2015

Dans la poursuite des mauvais résultats de début d’année 2014, l’activité commerciale s’est sensiblement dégradée au cours du 2nd semestre et notamment durant le 3e trimestre. Le recul de l’activité est particulièrement marqué pour le commerce de détail (- 3 % en moyenne au 2e semestre) et les commerces de gros de taille intermédiaire (10 à 49 salariés) dont les chiffres d’affaires reculent de 8 % sur la période. Les perspectives d’activité pour le 1er semestre 2015 sont plutôt optimistes avec un indicateur prévisionnel des chiffres d’affaires bien orienté et des carnets de commandes bien garnis pour les commerces de gros.

Une dynamique hétérogène dans les services entrainée par les activités touristiques

Les activités de services sont celles qui bénéficient des meilleurs développements sur la deuxième partie de 2014 (+ 1 % en moyenne) et notamment au cours du 4e trimestre (+ 4,5 %). La dynamique du secteur est hétérogène : alors que l’hébergement et la restauration bénéficient de développements favorables, les prestataires de services hors tourisme voient leur chiffre d’affaires reculer. L’activité du secteur est portée par les plus grandes entreprises alors que la dynamique s’inverse pour les entreprises de moins de 10 salariés : l’hébergement et la restauration recule de 2,5 %, les autres petites activités de services se replient de 6 %.